4 janvier 2018
Roman d’Annie Joan Gagnon Schubert publié en Europe
Une Maskoutaine à Plettenberg
Par: Le Courrier
Annie Joan Gagnon ne s’intéresse pas qu’aux romans adultes, travaillant notamment sur un projet de livre pour enfants avec l’aide d’une illustratrice. Photo Rolf Kerstein

Annie Joan Gagnon ne s’intéresse pas qu’aux romans adultes, travaillant notamment sur un projet de livre pour enfants avec l’aide d’une illustratrice. Photo Rolf Kerstein

Le roman Love Without Theatrics, publié à la fin de l’été en Europe par l’auteure Annie Joan Gagnon, suit le personnage de Lisa Roussel, Maskoutaine de 30 ans qui, après plusieurs échecs amoureux, réalise qu’elle doit avant tout apprendre à s’aimer elle-même avant de chercher l’homme de sa vie. La ressemblance du personnage et de son auteure est exceptionnelle, mais pas aussi exceptionnelle que l’histoire vraie de cette dernière.

Arrêter de fumer a littéralement changé la vie d’Annie Joan Gagnon, qui s’est payé plusieurs voyages dans le Sud après avoir vaincu cette dépendance coûteuse. Et c’est surtout lors d’un de ces voyages qu’elle a rencontré celui qui est depuis devenu son mari. En 2013, après quatre ans de relation à distance, la Maskoutaine a fait le grand saut et s’est installée à Plettenberg en Allemagne, travaillant comme représentante de la cidrerie Michel Jodoin et vivant de ses différentes passions : l’écriture, le violon et la peinture. Love Without Theatrics (dont la version française serait L’amour sans comédie) a été publié chez Novum, une maison d’édition autrichienne.
Long processus
L’auteure, aujourd’hui âgée de 42 ans, précise que ce roman a pris 11 ans à écrire. « Je me suis beaucoup inspirée de ce que je vivais à l’époque, en plus romancé », admet celle qui signe son livre sous le nom d’Annie Joan Gagnon Schubert. Même si elle a effectivement trouvé l’amour dans la vraie vie, elle a tenu à pousser l’aventure de ce roman jusqu’au bout.
« Je ne manque pas de projets d’écriture… je vais écrire jusqu’à ma mort! », assure l’auteure quant à ses prochains projets. Au moment de l’entrevue, le tome 2 de Love Without Theatrics était déjà en processus de correction, et d’autres projets de livres sont bien avancés, selon elle. L’auteure souhaite également être un jour en mesure d’illustrer elle-même ses livres. « Je veux pouvoir montrer exactement comment j’imagine les scènes », explique celle qui s’adonne de plus en plus à la peinture.
Durant l’entrevue, Annie Joan Gagnon a souligné que l’auteure Bernadette Renaud (plus connue pour avoir écrit Bach et Bottine) a été une véritable mentore qui l’a épaulée dans la poursuite de son art. « Elle m’a toujours suivie, c’est un ange gardien. »
Nostalgie maskoutaine
Bien installée en Allemagne, elle est loin de renier ses racines, au contraire : « Saint-Hyacinthe est la ville qui m’a vue naître et mon lieu d’appartenance. Chaque fois que je reviens, c’est un rituel de se retrouver entre amies au Zaricot, mon deuxième salon, avant d’aller manger du thaï au centre-ville! »
D’ailleurs, Annie Joan Gagnon ne ferme pas la porte à un éventuel lancement maskoutain pour son roman, possiblement lorsqu’il sera aussi disponible en français. D’ici là, il est possible de se procurer Love Without Theatrics via Amazon.ca, autant physiquement qu’en version numérique.

image