16 janvier 2020
Feux de forêt en Australie
Une Maskoutaine à proximité du brasier
Par: Jean-Luc Lorry

Dans le cadre d’un programme d’échanges étudiants, Rosemarie Leblanc a vécu proche des feux de forêt qui sévissent encore dans le sud-est de l’Australie. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Certaines routes ont été barrées en raison des incendies. Photo gracieuseté

En raison de la chaleur élevée, la fumée provenant des feux de forêt crée un voile opaque sur l’océan, masquant le soleil. Photo gracieuseté

Rosemarie Leblanc a vécu une fin de programme d’échanges étudiants plutôt mouvementée en raison des feux de forêt qui dévastent le sud-est de l’Australie depuis plusieurs mois.

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Cette Maskoutaine âgée de 17 ans résidait dans une famille d’accueil demeurant à Green Point, une municipalité située dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud. Depuis le début des incendies qui ont ravagé pas moins de 3 millions d’hectares, la première ministre de Nouvelle-Galles du Sud a décrété l’état d’urgence à deux reprises.

« Vers la mi-novembre, nous entendions aux prévisions météorologiques que des feux de forêt se propageaient à proximité de la ville où je résidais », raconte Rosemarie Leblanc, en entrevue au COURRIER.

Étudiante en sciences humaines au Cégep de Saint-Hyacinthe, Rosemarie participait à un programme d’immersion linguistique qui se déroulait de juillet à la mi-décembre.

Durant son séjour en Australie, la jeune femme a été incommodée à plusieurs reprises par l’épaisse fumée dégagée par les incendies. « Lors d’une journée particulièrement chaude, nous ne pouvions pas sortir de la maison tellement la fumée était dense », se remémore-t-elle.

Heureusement, elle n’a pas fait partie de ceux qui ont dû être évacués. Ce qui fut le cas d’un proche parent de sa famille d’accueil qui a dû quitter sa résidence située dans une municipalité voisine.

Visite des parents

Les parents de Rosemarie avaient planifié un séjour de deux semaines en décembre pour y retrouver leur fille et revenir en famille au Québec. « En tant que maman, j’étais inquiète. J’avais hâte que le programme se termine », souligne Julie Boileau, présente lors de l’entrevue avec son conjoint, Jocelyn Leblanc.

« Lorsque nous avons atterri à Sydney, nous ne savions pas dans quoi nous allions arriver », mentionne Mme Boileau. Selon ses estimations, les feux de forêt se trouvaient assez proches de la ville où résidait sa fille. « La distance équivalait à celle comprise entre La Présentation et Saint-Hyacinthe. »

Pendant son séjour, le couple a dû parfois changer ses plans à cause de routes barrées en raison du danger que représentaient les incendies pour les automobilistes.

Brouillard marin inhabituel

Le couple a passé quelques jours au bord de la mer dans une maison louée pour l’occasion. Jocelyn Leblanc se souvient que le thermomètre affichait une journée jusqu’à 38 degrés Celsius.

En raison de la chaleur élevée, la fumée provenant des feux de forêt crée un voile opaque sur l’océan, masquant le soleil. « Une nuit, je toussais tellement que nous sommes allés acheter de la Ventoline dans une pharmacie. Étonnamment, ce produit [destiné aux personnes asthmatiques] est en vente libre en Australie », indique M. Leblanc.

« Nous croisions des Australiens qui nous demandaient de prier avec eux afin qu’il pleuve », ajoute Julie Boileau.

Les feux en Australie n’ont jamais provoqué une vive inquiétude pour Rosemarie au point de vouloir arrêter prématurément son programme. « Je suis restée sur place malgré la situation », affirme-t-elle avec aplomb.

Ravageant le paysage sans relâche depuis presque trois mois, l’incendie gigantesque qui sévit en Nouvelle-Galles du Sud serait sur le point d’être maîtrisé.

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