9 septembre 2021
Emprise ferroviaire à Saint-Hyacinthe
Une nouvelle tentative pour relancer le projet de piste cyclable
Par: Sarah-Eve Charland

La voie ferrée n’est plus utilisée depuis 2012 et a même été asphaltée à certains endroits. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La volonté d’aménager une piste cyclable sur l’emprise ferroviaire entre Saint-Hyacinthe et Farnham remonte à 2012, mais la MRC des Maskoutains est loin d’arriver à destination. Après l’initiative de la MRC de Rouville, celle des Maskoutains a réitéré son intérêt en demandant de connaître les intentions du nouveau propriétaire de la voie ferrée, le Canadian Pacific Railway (CP), sur son avenir.

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En neuf ans, ce bout de la voie ferrée, qui s’étend sur 42,5 km, a été la propriété de trois compagnies différentes. En 2012, le propriétaire du chemin de fer à l’époque, Montreal, Maine & Atlantic (MMA), avait annoncé son intention de ne plus utiliser ce tronçon et avait démontré une ouverture à se départir de l’infrastructure pour l’aménagement d’une piste cyclable.

Toutefois, la tragédie qui a dévasté Lac-Mégantic a fait achopper les démarches. MMA a fait faillite. La MRC a dû recommencer ses démarches du début auprès du Central Maine & Quebec (CMQ), nouvellement propriétaire en 2014.

En juin 2020, le CP est devenu propriétaire CMQ. « Aujourd’hui, le processus est reparti à zéro. Avec le rachat du CP, on a fait un pas en arrière. Le CMQ n’était pas collaborateur. Il existe encore, mais il est devenu une filière du CP. On veut savoir les intentions du CP par rapport à l’emprise ferroviaire. On est en contact avec le CP, mais on n’a toujours pas eu de nouvelles », explique le coordonnateur au parcours cyclable et de l’eau de la MRC des Maskoutains, Félix-Antoine D’Autray Tarte.

Depuis le printemps dernier, la MRC de Rouville et la MRC des Maskoutains, tout comme Saint-Hyacinthe, ont adopté des résolutions afin de demander ses intentions au CP.

Laissée à l’abandon

Depuis 2012, le tronçon de la voie ferrée n’est pas utilisé. Il a été laissé à l’abandon. Les élus observent plusieurs problématiques comme une détérioration de l’infrastructure et une présence de hautes herbes.

« En ce moment, sur ce tronçon-là, il n’y a aucun train qui peut passer là. Il n’y a plus de ligne. À Saint-Pie, par exemple, l’emprise ferroviaire a été pavée. À certains endroits, les tronçons ne sont plus réglementaires. Il y a des hautes herbes partout. L’état des rails est complètement désuet. Je ne vous cacherai pas que le CP a été surpris. Il n’était pas au courant de ces démarches-là. Quand il a acheté, il a acheté tout un réseau avec ses enjeux », dit M. D’Autray Tarte.

D’ailleurs, la MRC s’oppose à la reprise du passage de trains dans le corridor Farnham–Saint-Hyacinthe, dans le quartier Sainte-Rosalie, tant qu’elle ne recevra pas l’assurance et l’engagement formel de la compagnie à ce qu’elle prenne les dispositions nécessaires pour rencontrer les nouvelles exigences fédérales.

Puisque la MRC retourne à la case départ, il est trop tôt pour savoir combien ce projet pourrait représenter en investissement ou de quelle façon les coûts seraient distribués entre les différentes municipalités et MRC.

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