28 décembre 2017
Centre de congrès de Saint-Hyacinthe
Une Œuvre d’art au menu pour 2018
Par: Olivier Dénommée
La zone entourant l’escalier situé tout près de l’entrée principale est un « lieu privilégié » pour accueillir l’éventuelle œuvre d’art. Les modalités exactes seront précisées en 2018.  Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La zone entourant l’escalier situé tout près de l’entrée principale est un « lieu privilégié » pour accueillir l’éventuelle œuvre d’art. Les modalités exactes seront précisées en 2018. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Même si son Centre de congrès est officiellement fonctionnel depuis novembre, la Ville de Saint-Hyacinthe n’a pas encore fini d’y consacrer de l’argent : en 2018, un montant de 275 000 $ tiré du fonds de roulement sera prévu pour finaliser certains aménagements et pour y installer une œuvre d’art, et ce, malgré l’absence de l’application de la Politique d’intégration des arts à l’architecture, plus connue sous le nom de la « politique du 1 % ».

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Les esquisses du Centre de congrès, toujours visibles sur son site, présentent une installation sous forme de tuyaux d’orgue sous l’escalier près de l’entrée principale, un clin d’œil à la réputation des facteurs d’orgues maskoutains. On confirme toutefois que l’éventuelle œuvre d’art n’aura pas nécessairement de lien avec cette esquisse et que même le lieu pourrait évoluer selon les besoins. « Les tuyaux sont une piste, mais tout sera précisé dans l’appel d’offres qui sera déposé en 2018 », affirme Brigitte Massé, directrice des communications à la Ville. La valeur de l’œuvre éventuelle pourrait tourner autour de 100 000 $. Votée lundi soir au conseil municipal, la toute nouvelle Politique d’art public précisera la direction que prendra l’appel d’offres pour l’éventuelle œuvre qui sera commandée au Centre de congrès. Plus de détails suivront en janvier 2018 sur les impacts concrets de cette politique, assure Mme Massé.

Une « signature »

Sculpteur bien connu de la région, Claude Millette a remporté plusieurs appels d’offres pour créer une œuvre d’art dans le cadre de la politique du 1 %. Il voit d’un bon œil l’initiative de la Ville de mettre de l’avant l’art au Centre de congrès, lieu qu’il considère comme un « centre névralgique de Saint-Hyacinthe ». « Quand un espace public comme celui-ci devient une signature, c’est important d’y avoir une valeur ajoutée. C’est la moindre des choses de commander une œuvre ou d’utiliser la collection de la Ville pour la mettre en valeur », a-t-il estimé.

Quant au montant prévu pour l’éventuelle œuvre, il affirme que c’est assez pour « faire quelque chose de très bien » et que cela donne le ton au sujet de l’intérêt que la Ville porte pour l’art. Il espère d’ailleurs être invité à participer à l’appel d’offres si son créneau entre dans les balises qu’imposera la Ville ou le comité de sélection.

Et si…

Si le Centre de congrès avait reçu des subventions du gouvernement provincial, il aurait automatiquement été visé par la Politique d’intégration des arts à l’architecture, qui aurait consacré un certain montant à une œuvre d’art originale. La valeur des œuvres impliquées dans les projets d’une valeur de plus de 5 M$ est calculée ainsi : 67 500 $ pour les cinq premiers millions, plus 0,50 % de l’excédent. Avec un projet de 30 M$, par exemple, l’œuvre commandée aurait eu une valeur de 192 500 $, soit près du double du montant prévu. Le sculpteur Claude Millette nuance cependant l’écart en précisant que certaines portions du lieu, comme les cuisines et les bureaux administratifs, ne sont pas nécessairement publiques. 

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