26 mai 2011
LE COURRIER acquiert un Claude Millette
Une oeuvre dédiée au journalisme
Par: Véronique Lemonde

L’oeuvre est massive et imposante, comme toutes les sculptures de Claude Millette d’ailleurs.

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Complètement dédiée au journalisme et aux métiers de l’information, la sculpture Le poids des mots trône maintenant fièrement au centre de la salle de conférence de DBC Communications. Le propriétaire et éditeur du COURRIER, Benoit Chartier, en est particulièrement fier. « Je suis vraiment fier d’encourager un artiste de la région comme Claude Millette. Quand Claude Millette m’a présenté la première maquette de l’oeuvre et son concept, j’ai tout de suite accroché », de dire M. Chartier. « Au début, tout cela est parti d’une boutade que j’ai lancée à Benoit Chartier lors d’un événement culturel auquel nous étions tous les deux présents. Je lui ai dit que ce serait bien si LE COURRIER avait une de mes sculptures. Il m’a alors répondu de lui proposer un concept. Je l’ai rencontré sur son lieu de travail et quand il m’a montré l’endroit où il souhaitait l’oeuvre, le centre de cette table ronde, dans ma tête, les idées fusaient déjà », lance l’artiste de Saint-Bernard-de-Michaudville.Le poids des mots est une sculpture de plus de 120 livres, en bronze et en acier inoxydable. Deux matériaux nobles dont le potentiel esthétique est très élevé. Sa réalisation a exigé plus de six mois de travail pour l’artiste sculpteur contemporain.

De la dactylo à l’ordi!

Claude Millette se souvient très bien de sa visite dans le sous-sol de DBC Communications, en compagnie de Benoit Chartier. De vieilles lettres d’imprimerie ayant servi à réaliser LE COURRIER autrefois ont alors frappé l’oeil averti de l’artiste.

« Il y avait là des caisses entières de vieilles lettres d’imprimerie en bois. J’ai alors tout de suite pensé faire une oeuvre qui ferait le lien entre cette époque où les journalistes travaillaient encore avec une simple dactylo jusqu’à aujourd’hui, l’ère des ordinateurs portables et de toutes ces technologies incroyables qui sont maintenant à leur disposition. Quand on pense que LE COURRIER part aujourd’hui en imprimerie et est terminé environ une heure plus tard, c’est assez impressionnant », explique Claude Millette. Le sculpteur a ainsi fait couler en bronze bon nombre de ces vieux caractères d’imprimerie, créant par le fait même un pied fort original pour son oeuvre. Ensuite, il a procédé au moulage d’un ordinateur portable qui n’était plus utilisé et l’a monté de manière à ce que des lettres d’imprimerie se reflètent dans l’écran de ce dernier, à demi ouvert. On y voit alors les mots « reflet », « réfléchir » et « réflexion ». « L’écran de l’ordinateur agit comme un miroir, comme un reflet de la société, car les mots qu’écrit le journaliste traversent le temps et l’esprit. C’est là l’esprit principal de cette oeuvre : jouer avec des lettres qui deviennent des mots qui permettent de réfléchir et de créer un contenu éditorial. C’est le cycle des communications écrites », décrit Claude Millette.D’autres mots tels documenter, enquêter, éditer ou écouter se retrouvent également gravés tout autour du support en acier inoxydable de la sculpture, poursuivant dans la même lignée. « J’ai voulu surprendre, c’est le devoir de l’artiste, mais je crois que Le poids des mots est surtout une sculpture qui traversera très bien le temps », conclut M. Millette.

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