6 novembre 2014
Une opportunité en or
Par: Martin Bourassa
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On se souviendra aussi que le directeur général de la MRC, Gabriel Michaud, avait lui-même réduit le rôle de la MRC à une simple courroie de transmission entre Québec et le CLD. Il avait fallu l’intervention de Québec pour qu’elle daigne s’intéresser à la gouvernance et la reddition de comptes du CLD. Si cela se joue au mérite, notre MRC ne devrait donc pas être la meilleure alternative pour prendre la relève du CLD.

Pour sa part, la Ville pourrait très certainement mettre sur pied et faire rouler un service voué au développement économique local et régional. Elle pourrait aussi en profiter pour rapatrier à l’interne la gestion et la promotion de ses parcs industriels, tout comme la vente de ses terrains. Elle limiterait ainsi sa dépendance envers la Cité de la biotechnologie et pourrait récupérer une partie de son financement annuel. Avec quelques embauches stratégiques, la Ville pourrait ainsi mettre sur pied une véritable force de frappe stratégique en matière de développement économique, en combinant le volet commercial, sous la responsabilité actuelle de la CDC, et le volet industriel.

Qu’on se le dise, la fin des CLD au Québec n’est pas tant un drame national qu’une opportunité locale et régionale. Au maire Corbeil et à la Ville de la saisir en se positionnant et en faisant pression sur Québec sans tarder.

La fin annoncée des centres locaux de développement (CLD) et le transfert de leurs mandats et d’une partie de leur budget aux MRC ou aux villes est une occasion à saisir pour la Ville de Saint-Hyacinthe. C’est elle et non la MRC qui devrait se positionner et réclamer les pleins pouvoirs en matière de développement.

Puisque le maire Claude Corbeil semble obsédé par les questions économiques, les revenus additionnels et la création de richesse, il aurait tout intérêt à ce que la Ville reprenne les commandes du CLD. La MRC? On ne peut pas dire qu’elle a démontré un grand intérêt pour le fonctionnement passé du CLD au cours des 18 derniers mois. La direction générale de la MRC et le conseil des maires ont été des observateurs passifs pendant que le bateau du CLD prenait l’eau.

Même passivité du côté de la préfète de la MRC et présidente du CLD, Francine Morin, qui a toujours semblé dépassée par les événements. Sans parler des membres du conseil d’administration du CLD, ces béni-oui-oui en puissance à l’utilité suspecte.

On se souviendra aussi que le directeur général de la MRC, Gabriel Michaud, avait lui-même réduit le rôle de la MRC à une simple courroie de transmission entre Québec et le CLD. Il avait fallu l’intervention de Québec pour qu’elle daigne s’intéresser à la gouvernance et la reddition de comptes du CLD. Si cela se joue au mérite, notre MRC ne devrait donc pas être la meilleure alternative pour prendre la relève du CLD.

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