21 mai 2015
Taxe compensatoire
Une réduction de 50 % en 2016
Par: Benoit Lapierre
La décision de la Ville de réduire le taux de la taxe compensatoire de moitié en 2016 ne fait pas le bonheur total de Claudine Gauvin, directrice générale de la Moisson maskoutaine. Photothèque | Le Courrier ©

La décision de la Ville de réduire le taux de la taxe compensatoire de moitié en 2016 ne fait pas le bonheur total de Claudine Gauvin, directrice générale de la Moisson maskoutaine. Photothèque | Le Courrier ©

Bien que divisés sur la question de la taxe compensatoire, les élus ­municipaux ont convenu de couper la poire en deux : ils se sont entendus sur une forte diminution de cet impôt

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« Sensibles aux arguments et aux ­préoccupations des organismes ­maskoutains, nous avons décidé de ­réduire cette taxe de moitié », a annoncé mardi le maire Claude Corbeil, en ­ouvrant la séance publique du conseil.

C’est donc dire qu’à compter du 1er janvier 2016, le taux de la taxe compensatoire pour services municipaux passera de 60 cents à 30 cents par tranche de 100 $ d’évaluation. Toute ville peut imposer une telle taxe aux organismes ­propriétaires qui ont été exemptés de la taxe foncière en vertu d’une reconnaissance obtenue de la Commission ­municipale du Québec (CMQ), et c’est le choix que fait la Ville de Saint-Hyacinthe depuis plusieurs années.

La Corporation de développement ­communautaire des Maskoutains (CDC) s’est présentée à trois reprises devant le conseil en 2014 pour demander ­l’abolition pure et simple de la taxe ­compensatoire. Agissant comme porte-parole du regroupement, Claudine ­Gauvin, de la Moisson maskoutaine, est revenue devant le conseil le 4 mai dernier pour rappeler au maire Claude Corbeil qu’il s’était engagé à étudier le dossier au début de 2015. Il semble que sa dernière intervention ait produit un certain effet, mais ce n’est pas exactement celui qu’elle souhaitait obtenir.

« En quelque part, c’est décevant. C’est sûr qu’on va le prendre, mais ce n’est pas ce qu’on avait demandé. Et ce sera valable en 2016, on ne parle pas de 2015 », a-t-elle commenté hier après-midi.

Ce qu’elle a entendu à travers les branches, c’est que des élus voulaient maintenir une taxe compensatoire pour éviter que le service d’ambulance ­Dessercom, récemment ­reconnu comme organisme sans but lucratif par la CMQ, s’en tire sans aucune forme de taxe ­foncière à payer.

« Si on nous donne ça comme excuse, c’est assez ordinaire. Que voulez-vous qu’on en fasse, de la compagnie ­d’ambulance? La Ville ne nous ­reconnaît pas pour le travail qu’on ­accomplit, et c’est ça qu’on aurait aimé entendre. »

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