9 janvier 2014
Projet-pilote à l'Hôtel-Dieu
Vers un compromis grâce aux garderies
Par: Le Courrier
Le prolongement des heures d'ouverture du CPE Les Jardins d'Honorine faciliterait la conciliation famille/travail des employés de l'Hôtel-Dieu dont l'horaire a été chamboulé par les nouveaux quarts de travail.

Le prolongement des heures d'ouverture du CPE Les Jardins d'Honorine faciliterait la conciliation famille/travail des employés de l'Hôtel-Dieu dont l'horaire a été chamboulé par les nouveaux quarts de travail.

La difficile conciliation famille/travail imposée aux préposés aux bénéficiaires de l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe pourrait s’améliorer au retour des fêtes avec le prolongement des heures d’ouverture de certains centres de la petite enfance (CPE) maskoutains.

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Affectés par le projet-pilote de réorganisation des quarts de travail sur l’unité du parc à l’Hôtel-Dieu, les préposés aux bénéficiaires sont invités à compléter un sondage en ligne afin que la direction évalue combien d’entre eux auraient besoin d’un service d’heures prolongées en CPE, que ce soit tôt le matin, la nuit ou encore les fins de semaine.

Des discussions entre la direction du CSSSRY et celle des Jardins d’Honorine ont déjà eu lieu, mais les ententes, s’il y a lieu, seront conclues après l’évaluation de l’intérêt du personnel envers le projet. Implanté en août dernier, le projet-pilote a forcé la réorganisation des trois quarts de travail des employés, les devançant de 30 à 60 minutes, dans le but d’optimiser les heures auxquelles sont offerts les repas aux 72 résidents de l’unité visée.Alors que les relations sont tendues entre la direction et les préposés aux bénéficiaires depuis la mise en place du projet, cette mesure aidera à dénouer l’impasse, croit la présidente du syndicat paratechnique du Centre de santé et de services sociaux Richelieu-Yamaska (CSSSRY). « Dans ce conflit, tout est centré sur les nouveaux horaires de travail. Pour beaucoup de préposés, arriver au travail à 6 h ou 6 h 30 lorsqu’on a des enfants est problématique. Le CPE Les Jardins d’Honorine [visé par le sondage en ligne] pourrait favoriser les horaires atypiques des employés », approuve Sylvie Lachambre. La mesure, annoncée lors de la dernière réunion du conseil d’administration du CSSSRY, a semblé satisfaire les quelques préposées aux bénéficiaires présentes. Les employés peuvent compléter le sondage jusqu’au 20 décembre. Quelques irritants demeurent toujours, malgré ce compromis. La préposée aux bénéficiaires, Maryse Choquette, a d’ailleurs soulevé le fait que la direction générale du CSSSRY soit demeurée silencieuse devant le dépôt d’une pétition pour les employés touchés par les changements d’heures de travail. La directrice générale du CSSSRY, Lise Pouliot, a reconnu, en entrevue au COURRIER, qu’aucune réponse écrite n’avait été formulée, mais que des actions concrètes avaient plutôt été entreprises [garderies].« Il y a un changement dans les façons de faire et c’est peut-être difficile pour les employés de s’y adapter. Avant, les patients devaient se soumettre à la culture hospitalière, tandis qu’avec ce projet-pilote, nous tentons de le mettre au coeur de l’expérience client. Nous sommes encore à la recherche d’un équilibre, mais de nombreux patients sont satisfaits de retrouver leur autonomie, d’être levés tôt et amenés au salon pour manger », affirme Mme Pouliot. La directrice générale a spécifié, lors du conseil d’administration, que l’Hôtel-Dieu avait été visité par une équipe ministérielle de l’Agence de la santé et des services sociaux en octobre et que celle-ci avait qualifié le projet-pilote « de bon équilibre entre la sécurité et la qualité ». D’après la direction des communications du CSSSRY, l’intégration des changements reliés au projet-pilote devrait être complétée d’ici la fin de l’hiver. Un projet-pilote similaire pourra par la suite être amorcé sur une autre unité de l’Hôtel-Dieu, laquelle n’a pas encore été déterminée.

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