13 octobre 2011
Vers une fusion d’écoles?
Par: Le Courrier

Si la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH) doit résorber le problème de pénurie de locaux disponibles dans les écoles Roméo-Forbes et Maurice-Jodoin dès la prochaine rentrée, elle souhaite offrir aux milieux concernés une solution à plus long terme : la fusion des deux écoles.

Cette hypothèse permettrait non seulement de supporter la hausse de clientèle prévue, mais aussi de continuer à accueillir les 110 élèves hors secteur qui fréquentent l’école Roméo-Forbes, dont 50 sont inscrits à ses programmes d’anglais intensif et de concentration soccer.

Dans le cadre de cette fusion, l’immeuble Saint-Joseph, voisin de l’école Maurice-Jodoin, serait entièrement mis à la disposition de la nouvelle grande école. Cela représente dix locaux de classe au total. L’an prochain, un seul étage de cet édifice sera consacré aux élèves du préscolaire et du primaire de l’école Maurice-Jodoin, quel que soit le scénario privilégié par les commissaires au terme de la consultation publique sur la réorganisation des écoles du secteur Saint-Joseph.« Peu importe l’hypothèse adoptée cette année, elle forcera la diminution graduelle du nombre d’élèves hors secteur à l’école Roméo-Forbes. Il pourrait s’avérer nécessaire que le programme d’anglais intensif ou de soccer déménage, selon les priorités que l’école se donnera », a confirmé le directeur général adjoint de la CSSH, Daniel Camirand.« Si le milieu préfère que les élèves hors secteur qui ont entamé leur éducation à Roméo-Forbes la terminent dans la même école, ou s’il y a des inquiétudes quant au déménagement des programmes spécifiques, la seule solution à long terme sera le regroupement des deux écoles auquel viendra s’ajouter l’immeuble Saint-Joseph », a-t-il poursuivi.Ce type de regroupement existe déjà à l’école Bois-Joli – Sacré-Coeur et à l’école aux Quatre-Vents, par exemple. La fusion permettrait en outre de donner accès aux installations sportives de l’école Roméo-Forbes à l’ensemble des élèves du quartier et de consolider l’offre de services professionnels.Mais cette éventualité ne sera considérée que si les participants à la consultation publique en manifestent l’intérêt. En effet, les commissaires ne veulent pas nécessairement procéder à la fusion des deux écoles, mais ils souhaitent l’offrir aux secteurs concernés. Si cette volonté s’exprime clairement au cours des prochaines semaines, le projet fera l’objet d’une nouvelle consultation au cours de l’année scolaire 2012-2013.Notons que le regroupement d’écoles ne peut s’opérer avant la rentrée 2013 en raison d’une politique provinciale qui prévoit, pour ce genre de projet, au moins une année scolaire complète entre le moment du début de la consultation et la date de mise en application.

M-P.G.N.-30-

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