18 septembre 2014
Horodateurs au centre-ville
Ville et SDC discutent toujours
Par: Benoît Lapierre
Le stationnement était le sujet à l’ordre du jour de la séance d’information que Simon Cusson, directeur général de la SDC centre-ville (à gauche), a animée lundi au Bilboquet. On le voit ici en compagnie de François Grisé, propriétaire de la microbrasserie et trésorier de la SDC, et Manon Robert, présidente de la SDC. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le stationnement était le sujet à l’ordre du jour de la séance d’information que Simon Cusson, directeur général de la SDC centre-ville (à gauche), a animée lundi au Bilboquet. On le voit ici en compagnie de François Grisé, propriétaire de la microbrasserie et trésorier de la SDC, et Manon Robert, présidente de la SDC. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les échanges se poursuivent entre la Ville et la Société de développement commercial centre-ville (SDC) au sujet des horodateurs, ces parcomètres dernier cri dont l’implantation au coeur de Saint-Hyacinthe n’est pas terminée.

À la veille de rencontres qu’ils devaient avoir avec des représentants de la Ville, les dirigeants de la SDC ont tenu lundi en fin d’après-midi une séance d’information à l’intention de leurs membres.

« Aujourd’hui, je veux que les échanges soient constructifs. Mardi, nous allons présenter nos requêtes à Yvan De Lachevrotière (le directeur du service des Travaux publics) et mercredi, on va rouvrir tout ça avec les gens de la Ville et on va jaser », a indiqué le directeur général de la SDC, Simon Cusson, avant d’ouvrir sa séance d’information à la microbrasserie Le Bilboquet devant une vingtaine de membres de la SDC. Il croit que certains assouplissements seraient bénéfiques, comme de permettre un stationnement de 15 minutes pour 25 cents, au lieu de maintenir un tarif de base à 1 $ l’heure, soit le double de l’ancien prix.

Devant les horodateurs, les avis sont partagés chez les commerçants. Certains craignent que des réactions trop négatives devant le projet de la Ville éloignent la clientèle du centre-ville. « Tout ça est fait pour que la place de stationnement à côté de la porte soit pour le client », fait valoir Claude Bellavance, le conjoint de Chantale Lapalme, qui tient le salon Vivaldi Coiffure, à l’angle de l’Allée du Marché et de l’avenue Sainte-Anne. Ce secteur est l’un de ceux où des horodateurs seront ajoutés à compter du 1er octobre. Mais Mme Lapalme a imaginé un plan pour conserver tous ses clients. « Nous allons rembourser le dollar de stationnement à chacun. J’ai commencé à en parler, et je vais même l’annoncer », a-t-elle confié au COURRIER.

Lundi, une séance publique du conseil municipal a suivi la réunion d’information de la SDC, mais les commerçants ne se sont pas rendus à l’hôtel de ville pour interpeller les élus à propos du stationnement payant. Le sujet a néanmoins été abordé à la période des questions. Jeannot Caron s’est plaint des effets du remplacement des parcomètres par des horodateurs à 1 $ l’heure. « Vos stationnements publics vont être pleins. Ils se remplissent des voitures de gens qui travaillent au centre-ville et qui ne veulent pas payer 40 $ par semaine pour stationner », a-t-il signalé.

Le directeur général, Louis Bilodeau, a reconnu qu’il y avait déplacement vers les stationnements publics gratuits, mais il croit à un retour à un certain équilibre au cours des prochaines semaines. « Pendant que vous allez faire des ajustements, c’est nous qui allons en subir les conséquences », a répliqué M. Caron.

L’achat de parcomètres nouvelle génération est un projet qui a germé sous l’administration du maire Claude Bernier. Il est apparu au programme triennal d’immobilisations 2013-2014-2015, avec une dépense anticipée de 440 000 $, au total.

Les contrats accordés à la firme Cale systems pour la fourniture de 34 horodateurs, d’un logiciel et autres accessoires se sont finalement chiffrés à 420 000 $. Mais lorsque le projet a été dévoilé en avril 2013, au moment de l’implantation d’horodateurs à 1 $ l’heure près de l’hôpital Honoré-Mercier, c’est le maintien d’un tarif de 25 cents la demi-heure qui avait été annoncé pour les cases payantes du centre-ville.

image