3 novembre 2016
Mercedes-Benz SLC 43 AMG
Vive l’automne!
Par: Marc Bouchard
Vive l’automne!

Vive l’automne!

Photo Marc Bouchard

Photo Marc Bouchard

Parce que conduire un cabriolet a toujours du charme, parce que de piloter une version AMG de Mercedes-Benz ajoute toujours un peu de piquant à la vie, passer une semaine au volant de la Mercedes-Benz SLC43 AMG s’est avéré une expérience plus qu’agréable.

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La SLC, c’est en fait l’ancienne SLK, le petit cabriolet deux places de la marque qui, à l’instar des autres membres de la famille, a subi les affres du changement de nom. Heureusement, dans son cas, on peut parler d’une certaine logique puisque le C désormais associé à son appellation rappelle tout simplement l’attachement de la SLC à la Classe C dont elle partage certaines composantes.

Physiquement, la nouvelle génération de SLC n’a rien de bien neuf. On a considérablement modifié la partie avant, y greffant notamment une calandre dite « en diamants » qui s’orne du logo de Mercedes-Benz en plein centre. Les blocs optiques avant, tout comme ceux à l’arrière, ont aussi été modernisés, mais sans plus.

De côté, la silhouette de la SLC est presque identique à celle de sa prédécesseure, affichant le toit arrondi et les fenêtres qui en suivent les formes, même une fois le toit enlevé. Bref, la petite a du charme, mais ne réinvente rien. Et comme nous mettions à l’épreuve la version AMG, la voiture profitait, par exemple, de jantes exclusives et d’étriers de frein identifiés.

La véritable déception provient cependant de l’intérieur. L’habitacle n’a en effet pas bougé d’un iota, reprenant bouton pour bouton les traits de l’ancienne version, à l’exception d’un écran d’affichage un peu plus grand. Ce n’est pas que le tout ne soit pas joli, mais il faut bien avouer qu’elle a un look vieillissant, que l’on aimerait beaucoup plus moderne, comme le sont les habitacles de la Classe C ou de la Classe E (et même de la Classe S, mais au prix où elle se vend, on s’attend à ce genre de finition).

Imaginez, logé sous l’écran, Mercedes-Benz propose encore un clavier physique pour composer les numéros de téléphone, en plus d’une surabondance de boutons. Encore heureux que l’on n’utilise plus les téléphones à cadran!

Grand changement

Le plus grand changement se situe cependant sous le capot. Alors que l’ancienne SLK 55 AMG comptait sur un gigantesque V8 aux performances éclatantes, la nouvelle SLC mise plutôt sur une version diminuée à 6 cylindres, biturbo, délivrant tout de même quelque 362 chevaux. 

Même si les données semblent fournir une impression de diminution de puissance, seuls les amateurs dotés d’un chronomètre pourront s’en apercevoir : elle exécute le 0-100 km à l’heure en 4,7 secondes, alors que la SLK 55 AMG le faisait… en 4,6! Ce petit dixième de différence, malgré une puissance nettement moindre, s’explique notamment par l’allègement évident de la mécanique moins imposante.

Les puristes réagiront avec un peu moins d’enthousiasme quand ils apprendront que le moteur de la SLC 43 AMG ne reçoit pas le traitement de l’assemblage à la main comme les autres AMG. N’empêche que c’est bien la division de performance de Mercedes-Benz qui a le dernier mot et qui met la dernière main au moteur. AMG pur, non, mais d’inspiration AMG sans aucun doute.

Conduite

Conduire la SLC 43 AMG ne dépaysera pas ceux qui sont habitués à prendre en main l’ancienne version. Le nouvel équilibre poids-puissance permet des performances dynamiques aussi importantes et la maniabilité est aussi remarquable.

On apprécie les pétarades du moteur, surtout quand on le place en mode Sport + (un des cinq modes de conduite disponibles), et surtout en rétrogradation. On a alors l’impression d’être un véritable pilote de course et de contrôler à merveille la boite de vitesse.

Les freins sont imposants et n’ont manifesté aucun signe de diminution même en conduite dynamique.

Puis, il y a le confort. Difficile de ne pas apprécier le toit rigide qui se rétracte en 20 secondes à peine, même en roulant, à la condition de commencer une fois arrêté. Ce même toit vitré, doté du Magic Sky, s’obscurcit sur simple contact d’un bouton, grâce à un ingénieux système électrique qui élimine le besoin d’un store.

Enfin, l’automne et sa fraicheur nous ont permis d’apprécier le Air Scarf, ce petit jet d’air chaud qui nous souffle dans le cou, gracieuseté d’une bouche d’aération logée directement entre l’appuie-tête et le dossier. Toit baissé, Air Scarf et siège chauffant enclenché, la randonnée sous les couleurs automnales a été des plus agréables!

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