30 mai 2019
Voir grand, au nom de la musique
Par: Maxime Prévost Durand

Sara Tremblay-Moreau, de Sainte-Madeleine, a tout mis en place pour que le Salon de la musique soit grandiose pour sa première édition, présentée du 7 au 9 juin au Stade olympique.Photo François Larivière | Le Courrier ©

Peut-être avez-vous entendu parler dans les dernières semaines du Salon de la musique, un grand rassemblement musical qui se tiendra au Stade olympique, à Montréal, du 7 au 9 juin? Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’une Madelinoise se cache derrière cet ambitieux projet.

Sara Tremblay-Moreau rêvait depuis plusieurs années de ce salon. À peine âgée de 22 ans, elle a décidé de tout mettre en place pour qu’il prenne forme comme elle l’imaginait. Ne manquant pas d’ambition et voulant en faire un rendez-vous d’envergure, elle tenait à ce que ce nouveau salon soit présenté au Stade olympique, rien de moins. Au nom de la musique québécoise, elle a vu grand.

« La mission du salon, c’est de créer une vitrine aux artistes d’ici. Je suis une grande consommatrice de musique québécoise et je n’ai jamais compris pourquoi certaines personnes n’écoutent pas du tout la musique qui est faite au Québec. Il y a des gens à qui tu dis Marc Dupré et ils ne savent même pas qui c’est », s’exclame-t-elle.

Au cours des trois journées de ce premier Salon de la musique, de nombreux artistes de tous les horizons livreront des performances et pourront rencontrer les visiteurs, plusieurs exposants reliés de près ou de loin à la musique seront sur place et des conférences variées seront présentées.

Parmi les artistes qu’on y retrouvera, on plongera autant dans la vague hip-hop actuelle avec Rymz (qui est originaire de La Présentation), Clay and Friends, Sarahmée et Laurence Nerbonne, que dans la pop de Lenni-Kim, AMÉ et King Melrose. Même le country et le folk, avec Yoan, 2Frères et Laurence Jalbert, y trouveront leur place.

« C’est assez diversifié, soutient l’instigatrice du salon. Ce n’est pas un événement juste pour les jeunes ni pour les personnes qui tripent juste sur le country. Je voulais aller chercher tout le monde. La musique, c’est large et tout le monde aime ça. Je ne comprends pas pourquoi un événement comme celui-là n’existait pas encore. »

L’idée d’un tel salon remonte à loin pour Sara Tremblay-Moreau. Accompagnant son père dans les différents salons d’habitation où il exposait pour sa compagnie de ventilation, elle aimait l’esprit festif et convivial entre les exposants et les visiteurs, ce qu’elle a voulu transposer dans un univers musical.

« Il y a environ quatre ans, pendant qu’on défaisait notre kiosque à la fin d’un salon, je me suis dit “pourquoi n’y a-t-il pas un salon comme ça pour la musique?” Étant une grande fan de musique, je trouvais qu’on avait besoin d’un grand rassemblement qui regroupe des gens de tous les domaines de la musique, autant des studios, des compagnies de luthiers que des artistes en performance. J’ai développé l’idée tranquillement, j’ai fait une étude de marché auprès d’exposants que j’avais ciblés et la réponse a été tellement positive qu’on a décidé de se lancer. »

Son père, Mario Moreau, l’épaule d’ailleurs dans la mise en place du Salon de la musique en s’occupant de tout le volet des exposants. De son côté, Sara s’est concentrée sur la direction artistique et la logistique du salon.

Elle-même une auteure-compositrice-interprète, la Madelinoise a toujours été animée par cet amour de la musique d’ici. « J’ai étudié à l’École secondaire Saint-Joseph dans le programme international et, pour mon projet personnel, j’avais organisé une conférence sur la musique québécoise et pourquoi on devrait en écouter. J’avais même fait une entrevue avec Olivier Dion pour ce projet », se souvient-elle.

Avec la présentation du Salon de la musique, elle poussera à un autre niveau la mission qu’elle s’est donnée de promouvoir la musique québécoise. Pour toute l’information, on peut visiter le www.salondelamusiquemtl.com.

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