21 janvier 2021
La SAQ centre-ville fait réagir de nouveau la SDC
Par: Jean-Luc Lorry

La SAQ du centre-ville de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Société de développement commerciale (SDC) centre-ville Saint-Hyacinthe persiste et signe en déplorant une nouvelle fois la décision de la Société des alcools du Québec (SAQ) de ne pas avoir relocalisé sa succursale du centre-ville durant les travaux de rénovation.

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Ce commerce situé vis-à-vis du Marché public a fermé temporairement ses portes à partir du 13 janvier. Selon la SAQ, la réouverture est prévue au plus tard pour le début de l’été. La clientèle est invitée à faire ses achats à l’autre succursale située sur le boulevard Laframboise, dans le quadrilatère des Galeries St-Hyacinthe.

« Nous sommes tous en droit de nous poser des questions sur les décisions, discutables, des gestionnaires de la SAQ de ne pas relocaliser celle-ci durant les travaux. Non seulement elle décentralise l’achalandage du centre-ville, mais elle va à l’encontre des objectifs de cet organisme paragouvernemental qui génère un gros trafic commercial dans le secteur », écrit la SDC dans une lettre ouverte dont nous publions l’intégralité dans notre rubrique Forum. (Voir autre texte)

Cette initiative fait suite aux commentaires tenus dans notre précédente édition par le président de la SDC, Stéphan Rhéaume, qui s’expliquait difficilement le choix de la société d’État de ne pas transférer temporairement les opérations de cette succursale dans des locaux vacants du centre-ville.

« À la SDC, nous sommes déçus par cette décision. Nous traitons avec un monopole. Dans mon esprit, un organisme paragouvernemental a un mandat de revitalisation économique et non de dévitalisation. Je suis également très déçu des réponses de la députée [Chantal Soucy] dans ce dossier. On aurait eu besoin d’un coup de pouce du gouvernement pour éviter de perdre un joueur essentiel au dynamisme du centre-ville », avait indiqué dans nos colonnes M. Rhéaume.

Invitée à réagir, la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, n’avait aucun commentaire à ajouter aux propos tenus par M. Rhéaume.

Dans sa lettre ouverte, la SDC remet également en question la décision de la SAQ de réduire la taille de la succursale du centre-ville, qui passera d’une superficie de 4400 pieds carrés à 2900 pieds carrés.

« Considérant l’achalandage de la succursale du centre-ville, il est inconcevable que celle-ci devienne une SAQ express. Quel message la SAQ désire envoyer aux commerçants et à sa clientèle? Nous pouvons lire entre les lignes que, si nous désirons plus de choix et de produits diversifiés, c’est un rendez-vous à la succursale du boulevard Laframboise qu’il nous faut », fait valoir l’organisme.

La députée interpelée

La SDC demande que la députée caquiste fasse valoir les arguments avancés par l’organisme pour tenter de renverser la vapeur. « Le souhait de notre organisme est que notre députée conscientise rapidement le gouvernement en place face à cette situation inconcevable. Il y a urgence d’agir. Le centre-ville a besoin d’une succursale temporaire ainsi qu’un commerce d’une superficie sensée, qui valorisera le commerce de détail et offrira un service aux citoyens à proximité et des secteurs environnants », peut-on lire dans la lettre.

La SAQ a souhaité réagir après avoir pris connaissance du dernier reportage du COURRIER sur le sujet.

« Depuis le début dans ce dossier, nous avons été transparents avec tous les intervenants impliqués, au premier chef la SDC. Nos équipes ont communiqué de manière constante dans les derniers mois avec la SDC concernant le projet de modernisation de la succursale. Évidemment, nous sommes conscients de l’impact économique de la présence de nos succursales dans une localité. C’est d’ailleurs avec un souci de pérennité pour la présence de la SAQ au centre-ville de Saint-Hyacinthe que nous entreprenons ces rénovations et ces investissements dans la succursale du centre-ville qui vont améliorer l’expérience de nos clients », écrit Yann Langlais-Plante, porte-parole aux Affaires publiques et communications de la SAQ, dans un courriel adressé au COURRIER.

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